Sisca Locca
« C'était un peu comme Calamity Jan au Far West, quoi. Un peu : messieurs, je vais vous apprendre à être polis, putain de bordel de merde ! »

Sisca Locca — si elle a existé — hante peut-être encore l’underground bruxellois, comme un acouphène ou une cicatrice qui lance quand le temps tourne.
Un sillon nerveux entre BD, illustration et fanzinat : noir et blanc qui griffe plus qu’il ne décrit, avec une seule ligne claire — l’indépendance radicale.
Tampix, Jacqueline, Gazette du Rock, Minette, Jukebox, Psychoses Menstruelles...
Fanzines, festival, ateliers : des rumeurs, des traces délavées mais tenaces. Une présence qui dessinait, éditait, transmettait, fédérait — pour maintenir le DIY en vie.
Avant de s’effacer.
Pour se réincarner ailleurs.
Et passer du Do It Yourself au Do It Together.